Hommage à notre gardien dans le Parisien

Retrouvez un article paru dans Le Parisien du 7 mai 2018 qui évoque l’hommage que nous avons rendu à Farhad, l’ancien gardien du Football Club Phénix de Versailles, lors de la fête du 1er anniversaire du Club :

Reportage des Nouvelles sur la fête du 1er anniversaire

Le journal Les Nouvelles (de Versailles) a fait un reportage sur le 1er anniversaire d’existence du Football Club Phénix de Versailles, fête qui s’est déroulée sous un beau soleil le dimanche 6 mai 2018 sur le Stade Bernard de Jussieu à Versailles. Il évoque notamment Les Voisins Solidaires de Versailles, collectif devenu association, membre du Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines  qui, entre autres actions, anime et soutient le club.

Merci à tous nos bénévoles, partenaires et donateurs !

À retrouver ici : https://actu.fr/ile-de-france/versailles_78646/yvelines-lequipe-foot-phenix-aide-migrants-versailles_16732067.html

Le Football Club Phénix de Versailles sur TV78

En attendant le compte rendu complet de notre fête de premier anniversaire qui a eu lieu le dimanche 6 mai 2018 sur le stade Bernard de Jussieu à Versailles, retrouvez Y. un de nos joueurs et Raphaël Besson sur TV78. Ils ont été interviewés en direct ce jeudi 3 mai 2018 dans le journal de 18 h 00.
On y parle premier anniversaire du club et histoire du club, le tout avec un témoignage émouvant de Y.

Merci à TV78 (ex TVFil78) premier média à nous suivre et à nous faire confiance.

Ça commence à 10:38 mais le reportage qui précède est intéressant.

A retrouver ici :
https://www.tv78.com/7-8-journal-jeudi-3-mai-2018/

ou directement ci-dessous :

Petits ponts entre amis


Courses croisées, destins parallèles… Ce dimanche 15 avril 2018, le Phénix a disputé une nouvelle rencontre sur le stade de Jussieu à Versailles, qui l’avait déjà accueilli à deux reprises. Mais ce match avait une saveur particulière, la formation adverse étant composée de réfugiés de la Porte de la Chapelle (en jaune sur les photos). Fondée il y a quelques semaines par une jeune professeure d’anglais, Chloé Cassabois, l’«Equipe sans frontières Paris», regroupe Soudanais, Érythréens et Afghans de 18-35 ans, soutenus par le BAAM (Bureau d’Accueil et d’Accompagnement des Migrants) et le MFC 1871 (football club de Ménilmontant dans le XXe). Si elle rencontre des difficultés pour s’entraîner – trouver des terrains, voire des demi-terrains, à Paris, c’est compliqué – ses dirigeants et ses joueurs se disent prêts à surmonter tous les obstacles pour continuer à exister.

Une détermination enviable très vite à l’œuvre contre le Phénix, puisque les joueurs de Paris, après une entame difficile qui les a vu perdre la première période par 3-1, ont su réagir grâce à un caractère bien trempé, doublé de qualités physique et techniques indéniables. Pour leur part, les coaches du Phénix ont pu bénéficier de 21 garçons et ont composé deux équipes qui se sont relayées face à l’ESFP pendant quatre périodes. Ce match très sérieux et disputé s’est achevé sur le score de 9-5 pour les visiteurs. Pour le Phénix, les buteurs ont pour nom Alghassimou (deux frappes limpides), Zaïnoul (deux fois lui aussi après une série de dribbles véloces), et un «contre leur camp» de l’ESFP, marqué sous la pression du puissant Hassan.

Les bonnes fées de VSV
Tout ce petit monde s’est retrouvé à l’issue du match pour un goûteux goûter préparé par ces dames de « Voisins Solidaires de Versailles » (VSV), la nouvelle association créée à partir du collectif éponyme. Quelles en soient remerciées, ainsi que le FC Jussieu et son président Adnane Karimi, pour avoir mis le stade à notre disposition. Les joueurs des deux équipes, dont certains se connaissaient, sont ensuite repartis dans le même bus en direction du centre-ville et de ses gares. Le chauffeur aurait entendu, parait-il, fuser quelques chambrages persifleurs…

Le Parisien et BFM à la relance
Ce dimanche fut aussi médiatiquement important pour le Phenix car deux médias nationaux se sont intéressés de près à la rencontre. Le matin, Le Parisien publiait dans son édition nationale un assez long papier sur l’histoire des deux équipes. L’article, écrit par Laurent Mauron après une visite à l’entraînement, est mis en ligne sur le site du journal et lisible ici : http://www.leparisien.fr/yvelines-78/versailles-paris-du-cauchemar-au-reve-grace-au-foot-14-04-2018-7663899.php#xtor=RSS-1481423633

Dimanche, c’est aussi BFMTV Paris qui est venue assister au match et interviewer dirigeants et joueurs pour un sujet diffusé sur les écrans de la chaîne toute info dès le lundi matin. Deux couvertures qui témoignent de l’intérêt grandissant suscité par nos initiatives et la présence de nos amis. 


A noter que, sur le terrain, les débats de la première mi-temps furent dirigés par un arbitre officiant d’ordinaire en FFF. « Monsieur Gérard » avait lu le matin même l’article du Parisien et, de sa propre initiative, est venu nous rejoindre au stade pour offrir ses services. Mais pour des raisons familiales, il n’a malheureusement pas pu rester jusqu’à la fin. Merci à lui.

Retour sur PSG-OM : 40 hommes dans la tourmente
Le match contre La Chapelle constituait la première sortie collective du Phénix depuis la mémorable virée au Parc des Prince du 28 février dernier. Ce soir-là, la Fondation du PSG mettait à disposition 40 (!) places pour nos joueurs afin d’assister à un PSG-OM comptant pour les quarts de finale de la Coupe de France. Un geste royal qui a donné lieu à une formidable équipée en direction de la porte d’Auteuil. Défiant les attaques d’un froid aussi offensif que la ligne d’avants du PSG, les garçons ont tous répondu présents dans une euphorie amplifiée par l’ambiance débridée du Parc. Si beaucoup pénétraient pour la première fois dans une enceinte de cette taille (on se souviendra longtemps du «ça fait beaucoup de monde !» de Milad), tous ont été estomaqués par la furia incessante des supporters et l’énergie déployée dans les tribunes. Et combien furent sidérés mais rendus hilares par les chants…traditionnels, dirons-nous, assénés par les fans du PSG à l’adresse de leurs homologues marseillais. Ainsi on peut hurler des insanités à l’échelle de tout un stade et en rire après ? Une fameuse découverte, qui a sans doute enrichi leur vocabulaire de français…


Malgré une certaine apathie des joueurs de l’OM, le match alerte du PSG et les trois buts inscrits par Di Maria (2) et Cavani ont parachevé cette soirée qui restera – vraiment – dans les mémoires.
Parmi nos amis, nous retrouvions ce soir-là Ali M, dubliné, expulsé contre son gré en Italie et de retour après une échappée belle et des jours d’insondable précarité sous les ponts de Vintimille. Un parcours incroyable, parmi d’autres. Ali a trouvé dans un premier temps une place dans le centre de la Chapelle, avant d’être transféré à Angers. Une pensée aussi pour notre gardien de but Farhad, présent dans les travées du Parc, et depuis reparti à Kaboul, après un récit de vie refusé par l’OFPRA puis la CNDA. Le ballon, parfois, ne tourne pas dans le bon sens pour tous. 

15 avril 2018 – Match Versailles vs Paris

Ce dimanche 15 avril 2018, le Football Club Phénix de Versailles recevait l’Equipe Sans Frontières de Paris La Chapelle au stade de Jussieu. Nous avons fait 4 mi-temps de 25 minutes, très disputées. Le Phenix avait aligné 21 joueurs qui se sont relayés à chaque mi-temps. La première mi-temps a été arbitrée par Gérard, arbitre bénévole de la FFF qui avait découvert cette rencontre grâce à un article du Parisien (voir ci-dessous).

Belle rencontre qui a vu la domination de Paris qui, au global, a marqué le plus de buts.  Nous avons terminé par un goûter préparé par les Voisins Solidaires de Versailles, tous les enfants du quartier qui avaient assisté au match en ont profité.

Merci aux dirigeants et bénévoles de l’Association Sportive Versailles Jussieu qui nous ont permis d’accueillir cette équipe de Paris sur le terrain de Jussieu.

A noter la visite de BFMTV, reportage à venir…

Retrouvez l’article du Parisien en ligne ici ou ci-dessous.

Avril 2018, c’est reparti !

Avec les beaux jours qui semblent enfin arriver, les matchs avec d’autres équipes vont reprendre pour le Football Club Phénix de Versailles. Plusieurs sont déjà d’ores et déjà programmés, y compris avec des équipes qui se montent sur le même modèle que le nôtre (nous sommes toujours fiers de partager notre expérience). C’est donc reparti …

Entraînement sans pluie 😉

Mais ça continue : nous avons toujours autant de joueurs et de plus en plus de bénévoles , les entraînements se poursuivent chaque semaine, nous avons accueilli plusieurs nouveaux joueurs de divers horizons, pleins d’envie et de motivation, dont certains sont très bons au foot d’ailleurs. Mais vu du côté de nos joueurs, pas grand chose ne change : même si certains ont vu leur situation évoluer favorablement, beaucoup sont toujours dans l’incertitude et plusieurs ont été transférés en Province. C’est toujours pour nous et pour eux un déchirement, même si nous espérons que c’est aussi une chance pour eux de vivre dans un environnement plus bienveillant et moins cher.

Plus pénible, F. a été expulsé en Afghanistan alors qu’il était dans le club depuis sa fondation (mars 2017). Nous avons vécu quelques jours très difficiles avant son départ, chargés en émotion et F. a fait preuve de beaucoup de courage. Il a eu un droit à une ovation lors de son dernier match, nous avons fait une photo souvenir avec tout le club et il nous a fait parvenir une photo de lui en Afghanistan sur laquelle il arbore fièrement le maillot du Football Club Phénix floqué à son nom.

F. lors de son dernier entraînement

M. lui a craqué : la situation était trop difficile et devenait invivable. Après plusieurs années de voyage et de précarité, il a préféré laisser tomber et est retourné au Soudan où sa situation est loin d’être glorieuse mais où il est au moins près de sa famille.

Quelles épreuves pour ces jeunes gars, qui n’aspirent qu’à vivre une vie normale, avec du travail, un logement, une famille, le tout en liberté avec sérénité et sécurité.

Le Football Club Phénix est là pour leur apporter un peu de répit et de distraction après les moments difficiles qu’ils ont vécus dans leur pays, pendant leur voyage et ceux qu’ils vivent dans leur combat du quotidien sur le territoire européen.


C’est pourquoi, en plus de gérer ce club, tous les bénévoles luttent aussi pour l’amélioration de l’accueil des migrants et des réfugiés, contre le « délit de solidarité » et expriment leur inquiétude sur les conditions prévues dans le Projet de loi sur l’asile et l’immigration, notamment en participant aux  États Généraux des Migrations via le Réseau Amy (Réseau pour l’Accueil des Migrants en Yvelines).

On ne lâche rien !

Le Football Club Phénix de Versailles a un an !

En ce mois de Mars 2018, le Football Club Phénix de Versailles fête sa première année d’existence !

Cinquante deux semaines avec 51 entraînements et autant de repas (il y a eu quelques semaines sans entraînement à cause des matchs, deux annulés à cause de la météo, mais jusqu’à trois entraînements la même semaine aux beaux jours), 8 matchs disputés, 123 gars inscrits,  une vingtaine de bénévoles et joueurs occasionnels, et 1 200 visiteurs sur ce site ou sur la page Facebook.

Atelier lors du premier entraînement

Tout a commencé le 18 mars 2017 sur un petit terrain de Versailles avec une cinquantaine de gars pour un premier entraînement. De ce premier entraînement, il ne reste plus que 6 joueurs, dont seulement 2 à Versailles. Les 4 autres ont été transférés en région parisienne et mettent encore jusqu’à 4 heures de voyage aller-retour pour venir assister aux entraînements du Football Club Phénix de Versailles.

Au préalable, nous avions pris soin de faire des repérages de terrain, d’acheter un peu de matos (au moins des ballons et des chasubles), de trouver le nom du club (spéciale dédicace à Hervé), de s’assurer que ça ne posait pas de problème à un célèbre groupe de musique qui a un nom analogue, de mettre au point 4 ateliers de détection et de faire 4 jours de pré-inscriptions, avec un succès incroyable puisqu’on avait atteint les 62 inscrits. Heureusement qu’ils ne sont pas tous venus au premier entraînement.

Qui aurait imaginé qu’on tiendrait un an, sans vrai entraîneur, avec un turn-over constant, les conditions météo parfois difficiles, le ramadan, les vacances des bénévoles, sans créneau attitré, les transferts et les renvois, les petites blessures aux jambes et les plus grosses à l’âme ?

Premier repas

Mais le soutien des clubs locaux et d’un restaurateur (voir notre page Partenaires),  la motivation de nos bénévoles, les couvertures médiatiques, les belles rencontres au bord du terrain, nos adversaires qui nous ont toujours accueillis avec bienveillance, l’intégration de 6 joueurs dans des clubs FFF et surtout l’envie et l’enthousiasme de nos joueurs font que nous sommes encore là.

Vive le sport ! Vive le Football Club Phénix de Versailles !

Ali S. : “Xavi, mon modèle”.

Ali (à gauche), à l’entrainement avec le Phénix

Cette interview d’Ali S. inaugure notre collection de témoignages qui s’enrichira au fil des semaines.


A droite, avec son cousin Annour

“Des sacs, des cailloux, des habits… Quand j’étais enfant nous fabriquions mes amis et moi des poteaux avec ce qui nous tombait sous la main. On jouait dans une ruelle, à côté de la grande route qui traverse le Troisième arrondissement, ce quartier de Bangui, la capitale de Centrafrique, où j’ai grandi.


Le quartier du 3ème arrondissement

En primaire, nous allions à l’école de 6h à 12h ; l’après-midi nous avions donc tout le temps de penser au football. Un jour, quand j’étais adolescent, un des entraîneurs du FC Koudoukou est venu nous voir jouer.

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Deux vues de Bangui

Il m’a repéré et proposé de venir m’inscrire au club. Mais la saison était déjà commencée depuis longtemps, je ne pouvais pas intégrer l’équipe 1. L’année suivante, j’ai fait partie du groupe des 23 joueurs, mais j’ai surtout joué des matches amicaux. Pour le championnat, j’étais souvent sur le banc. Le poste que je préfère, c’est n° 6, milieu axial et récupérateur. Mais en 2013, j’ai dû fuir mon pays à cause de la guerre entre les milices de la Seleka (musulmans) et celles des anti-balaka (chrétiens). J’étais alors en danger de mort. Jusqu’au printemps 2017 et le moment où j’ai rejoué avec le Phénix de Versailles, je n’ai plus touché un ballon. Pendant cette longue période, je pense avoir perdu un peu de ma technique et de ma condition physique. J’ai commencé à retrouver mes sensations avec le Phénix.


En action sous le maillot du Phénix, contre le FC Coignères

En Centrafrique, il y a un joueur que je préfère, c’est Moussa Limane, que l’on surnomme “Hélico”. Je le connais personnellement, c’était un voisin de mon quartier. Il joue maintenant en équipe nationale et évolue à l’étranger, au Kaspyi FC, en 2e division du championnat du Kazakhstan. En juillet 2017, il a même été élu meilleur joueur de la saison. Il a dédié son trophée à la Centrafrique (1).


Moussa “Hélico” Limane

Mon équipe préférée, c’est le FC Barcelone.

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Au niveau international, le joueur qui m’a beaucoup impressionné, c’est Thierry Henry. Je voyais tous ces buts à la télé lorsque j’étais plus jeune. Je me souviens particulièrement de celui qu’il a inscrit en Coupe du monde contre le Brésil, en 2006, sur un coup-franc de Zinedine Zidane.

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Résultat de recherche d'images pour "thierry henry bresil 2006"Le but de Thierry Henry contre le Brésil en 2006

J’aime aussi beaucoup Xavi Hernandez, l’ancien capitaine de Barcelone. Quelqu’un qui joue d’abord pour l’équipe, et fait beaucoup de bonnes passes. Un joueur modèle, pour moi.


Xavi Hernandez, capitaine mythique du FC Barcelone

J’ai été transféré à Riec-sur-Belon en janvier dernier, je joue maintenant dans le club local, où j’ai une licence.

(1) «C’est avec grand honneur que je partage ce trophée de meilleur joueur du championnat avec toute la nation centrafricaine, sans distinction. Que tu sois chrétien ou musulman, on n’a qu’un seul pays. Laissons la haine, cultivons la paix pour que notre pays aille de l’avant» Moussa ‘Hélico’ Limane, 2017

 

Encore une journée constrastée

Ce mercredi 24 janvier 2018 restera dans la mémoire de beaucoup des joueurs du Football Club Phénix de Versailles, en bien pour 11 d’entre eux ou en très mauvais pour 2 autres.

En effet, nous avons eu la confirmation qu’un de nos joueurs a été expulsé en Italie. Tout est allé très vite, trop vite : A. avait rendez-vous lundi à la préfecture  de Police de Paris, dans le fameux 8e bureau (nous n’apprendrons son nom et sa réputation qu’après). Un des bénévoles du club et un autre joueur l’accompagnent pour le rassurer, l’inciter à refuser le transfert et assurer la traduction. Après une longue attente, il est reçu quelques minutes et finit par être menotté et emmené au CRA de Vincennes. Nous n’aurons plus de nouvelles de lui jusqu’à ce mercredi, où nous apprenons qu’il a été renvoyé en Italie, son pays de Dublin. Il n’a pas dû/pu refuser d’embarquer.

Quant au second des malheureux, il a appris ce mercredi que son statut de réfugié a été refusé par l’OFPRA. Imaginez sa déception…

Pour les 11 chanceux, la Fondation PSG nous a offert des places pour assister au match PSG-Guingamp de ce mercredi à 18h30. Nous avons reçu les places le mardi à 16h00. Nous, bénévoles, avions donc 26 heures pour choisir les joueurs à emmener et pour organiser le déplacement Versailles-Paris, malgré l’ambiance morose, sachant que nous avons aussi un travail en journée.

Très rapidement, onze joueurs nous confirment leur intérêt et leur disponibilité. Nous envoyons la liste des 11 et 2 accompagnateurs à la fondation mercredi à 11h00, qui nous édite rapidement les billets. À 13h00, un joueur nous annonce qu’il a un rendez-vous. À 14h00, nous lui trouvons (facilement) un remplaçant : c’est un de nos joueurs qui dort dans un gymnase à Paris depuis son expulsion de Versailles. Nouveau mail à la fondation, qui édite en moins d’une demi-heure le billet avec le nouveau nom.

En fin d’après-midi, tous les gars prévus sont au rendez-vous et à l’heure à Versailles, avec Pass Navigo et récépissé en poche. C’est le début des séances photos. Après une inquiétude sur la possibilité de prendre le RER C jusqu’à Javel à cause des inondations de la Seine, nous finissons par embarquer dans le RER puis le métro. Les deux joueurs qui étaient sur Paris nous retrouvent en chemin et on approche du Parc des Princes. Nouvelle séance de photos devant le stade et on se sépare en deux groupes, les places que nous avons ne sont pas contiguës car elles ont été offertes par des abonnés du PSG à la Fondation, et la Fondation nous les a offertes. Une vraie chaîne de solidarité.

Le reste se passe de commentaires : les yeux qui brillent, six buts pendant le match, des supporters du PSG qui mettent une ambiance de feu, des chants repris en cœur, 1 200 photos prises par nos gars (estimation !), des cris de joie pour chaque but marqué et des sourires sur tous les visages.

Retour à 22 h 00 à Versailles où une autre de nos bénévoles nous attend avec des sandwiches et des fruits. Les gars attrapent le dernier bus pour rejoindre leur centre, sans oublier de nous remercier pour ce moment inoubliable.

Merci à la Fondation PSG et à ses collaboratrices qui ont fait preuve de professionnalisme et d’une grande disponibilité, et aux abonnés du PSG qui ont rendu heureux 11 réfugiés venus d’Afghanistan, du Soudan, de Guinée et de Centrafrique, au moins le temps de quelques heures, leur faisant un peu oublier leur situation difficile et les mauvaises nouvelles qui s’accumulent ces jours-ci.

Bien-sûr, nous espérons avoir l’occasion d’emmener nos autres joueurs lors d’une prochaine rencontre, au Parc des Princes ou ailleurs…